Edmond
DESBONNET :

Né à
Décédé .
Sportif. Photographe.
En 1885, il crée sa méthode qu'il baptise
"Culture physique".
Il ouvre 3 écoles à Lille et une à
Paris vers 1900.
Il souhaite améliorer la condition physique de ses
contemporains. Mais il ne rencontre aucun succès
auprès
de la bourgeoisie qui préfère mesurer l'oppulence
au tour
de taille...
Il a donc recours à la photographie pour diffuser des images
d'athlètes, les poses sont celles des nus
académiques.
Il réalise de nombreux clichés, photographiant
l'évolution des corps.
Transportant son matériel sans relache, il va
jusqu'à
défendre la photo comme un sport à part
entière,
il est vrai que le matériel peut peser
lourd !
François LHOSTE
:
Né en 1859.
Décédé en 1887.
Sportif. Aéronaute.
En 1883, pour célèbrer le centenaire de
l'invention des
ballons fait appel à François Lhoste pour tenter
la
traversée de la Manche.
Il part le 9 septembre à 17 heures.
Vers 19 h 15 il est entouré d'un brouillard très
intense
qui ne lui permet pas de savoir vers quelle côte il se dirige.
Vers 20 h il aperçoit les feux du cap Gris-Nez et de Douvres.
Enfin vers 22 h 15, pensant avoir franchi la côte anglaise,
il
laisse le ballon se poser. Il atterit dans une pâture
où
se trouvent des moutons.
Il dégonfle, plie son ballon et dort.
Le lendemain matin un paysan lui confirme qu'il se trouve à
20 km de Folkestone.
Le lendemain après-midi, il est de retour à
Boulogne sur Mer.
Il est le premier à avoir traversé la Manche dans
le sens France-Angleterre.
Il devait mourir en 1887, lors d'une tentative pour relier Paris
à Londres par ballon, dans la Manche.
Georges DEMENY :
Né à Douai en 1850.
Décédé à Paris en 1917.
Fondateur de l'éducation physique scientifique.
Son père est professeur de piano.
Bien que manifetement peu doué pour les exercices physiques,
il fréquente assidument le gymnase du lycée.
Intéressé par l'idéal des proportions
du corps des
athlétes antiques, il entame des études de
physiologie
à la faculté de médecine de Paris.
Il suit dans le même temps des cours de
mathématiques
à la Sorbonne et de violon au Conservatoire de
Paris.
Il est recruté violonniste à l'Opéra
peu
après, ce qui ne l'empêche nullement de
fréquenter
le gymnase de Triat, un des précurseurs de la culture
physique.
Il devient même moniteur de gymnastique et fonde en janvier
1880, le "Cercle de gymnastique rationnelle".
Pour mieux étudier le mouvement, il met au point le
phonoscope
en 1891, puis le chronophotographe en 1894 qui permet grâce
à une série de photos successives de
décomposer le
mouvement.
Dans le même esprit, il est bien sur un des premiers
à s'interesser au cinéma.
Lucien GAUDIN :
Né à Arras en 1886.
Décédé en 1934.
Escrimeur.
Champion de France scolaire en 1904, il commence véritablement
sa carrière en 1904 en devenant champion de France. Il obtient
encore ce titre en 1906, 1910, 1911 et 1913.
En 1905, il est sacré champion international
d'épée, titre équivalent à celui de
champion du monde.
En 1908, , alors qu'il est militaire, il ne peut participer aux Jeux
Olympiques de Londres car il n'y a pas d'épreuve
d'épée.
En 1912, il est encore privé de J.O. suite au boycott de la
France qui entend protester contre les modifications du
réglement en escrime.
En 1916, les J.O. sont annulés.
Dès la fin de la guerre en 1918, il est vainqueur de
l'épreuve internationale et désigné hors classe
à l'épée et au fleuret.
En 1920, il est blessé lors de l'épreuve de fleuret par
équipe, l'équipe de France obtient cependant la
médaille d'argent. Il figure aussi dans l'équipe qui
remporte la médaille d'argent en sabre.
En 1924, il est malade, une névrite le cloue au lit. Il obtient
cependant la médaille d'or au fleuret et à
l'épée par équipe. L'équipe de France de
fleuret cette année là obtient un résultat
exceptionnel : 22 assauts, 22 victoires !
Enfin, en 1928, il remporte la médaille d'or individuelle de
fleuret et celle de l'épée deux jours plus tard... Mais
aussi la médaille d'argent de fleuret par équipe !
Malgré les nombreux coups du sort qui l'ont frappé, son
palmarès est exceptionnel, il a remporté des titres dans
les trois armes, épée, sabre et fleuret pendant 25 ans.
D'autres rencontres ont également marqué les esprits de
l'époque notamment celle contre l'italien Aldo Nadi en 1922
considéré alors comme l'affrontement de deux
écoles d'escrime. Il remporte la compétition et remet ses
40000 F de prix à la Fédération d'escrime pour des
oeuvres.
Champion d'exception, il donne tous ses prix. Comme il ést par
ailleurs trés dépensier il se ruine et se suicide le 23
septembre 1934.
